L’inspection du Mobilier national

L'inspection du Mobilier national

L'inspection du Mobilier national

Photo © Mobilier national, Thibaut Chapotot

Sous l’autorité du directeur des collections, les inspecteurs du Mobilier national sont chargés de la conservation des œuvres et veillent sur une collection d’environ 100 000 biens culturels comportant essentiellement des textiles (tapis, tapisseries, textiles d’ameublement), des bronzes et meubles de qualité (de Louis XIV au design contemporain).

Chacun des huit inspecteurs des collections gère un fonds selon sa spécialité. L’inspecteur suit et contrôle les conditions de conservation, les modalités de prêt ou de dépôt et les restaurations. Il procède au récolement des biens conservés en réserve. Il assure également la diffusion scientifique de ces collections via des recherches, publications, communications et organise des expositions en France et à l’étranger. Il contribue aussi à l’enrichissement des collections par des acquisitions.

Les inspecteurs suivent et inspectent également les 25 000 biens déposés (bureaux, fauteuils, chaises, tables, tapis, tapisseries, luminaires, etc.) dans 450 institutions dépositaires. Chaque inspecteur a une liste d'institutions dépositaires à suivre. Aux bénéficiaires de droit que sont l’Élysée, les ministères, les grands corps de l’État et le réseau diplomatique à l’étranger s’ajoutent des musées ou châteaux-musées, ou encore des préfectures, juridictions ou mairies dont les demandes de dépôt sont soumises à l’accord préalable de la commission de contrôle du Mobilier national. Des inspecteurs y siègent.

Au quotidien, les mouvements de meubles entre le Mobilier national et les dépositaires sont continus. L’inspecteur préconise et suit les restaurations pour les biens rentrants. Il veille au suivi des biens déposés notamment via les états annuels adressés par des correspondants au sein de chacune des institutions dépositaires. Tous les cinq ans, l’inspecteur procède sur place à une inspection en examinant un à un les biens déposés et en établissant un constat d’état. Ces visites périodiques permettent également de donner des conseils en matière de conservation des biens, et d’identifier certains biens de valeur n’appartenant pas aux collections du Mobilier national. Ces biens peuvent alors être éventuellement inscrits sur les inventaires. Lorsque des biens déposés ne sont pas vus lors des inspections, ils sont activement recherchés. Si les recherches restent vaines, une plainte peut être déposée et le bien est signalé dans la base Sherlock de la Commission de récolement des dépôts d’œuvres d’art (CRDOA).


En savoir plus

Le site de la Commission de récolement des dépôts d'œuvres d'art – CRDOA

Les rapports d'activité 1997-2014 de la CRDOA