Ateliers de restauration du Mobilier national

Ateliers de restauration

Le Mobilier national dispose de sept ateliers de restauration qui ont pour mission d’entretenir et
de restaurer les biens culturels et mobiliers conservés par l’institution, ainsi que ceux déposés dans les palais de la République.

Les sept ateliers de restauration du Mobilier national

Sept ateliers assurent la restauration des œuvres textiles (tapis, tapisserie), des pièces de mobilier et des bronzes appartenant au Mobilier national. Parallèlement, les ateliers constituent un conservatoire vivant des métiers d’art où se transmettent les connaissances entre les différentes générations de techniciens d’art. L’atelier de restauration de tapisseries assure la préservation des collections de tapisseries murales, de sièges et de tapis à points plats. L’atelier de restauration de tapis intervient sur des tapis de la Manufacture de la Savonnerie. L’atelier de tapisserie d’ameublement restitue les garnitures piquées en crin de cheval des sièges selon les techniques traditionnelles des XVIIIe et XIXe siècles. L’atelier de tapisserie décor contemporain crée les décors dans le cadre de la mission d’ameublement (rideaux, lambrequins, tentures, etc.) et restaure le mobilier contemporain. L’atelier de menuiserie en sièges a en charge les meubles en bois massif, comme les lits, torchères, consoles, écrans de cheminée. L’atelier de restauration en ébénisterie opère sur des mobiliers de bois marquetés ou plaqués comme les bureaux, guéridons, commodes, secrétaires. L’atelier de restauration de lustrerie-bronze travaille dans le domaine de la monture en bronze, de la ciselure et du tournage. Il traite plus particulièrement des objets en bronze dorés comme les lustres, appliques ou encore pendules du XVIIe siècle à aujourd’hui.

L’atelier de restauration de tapisseries

Restauration tapisserie
Restauration tapisserie
Restauration tapisserie

L’atelier de restauration de tapisserie du Mobilier national, installé sur deux sites (Paris et Aubusson), compte le plus grand nombre d’agents. Il assure la préservation des collections de tapisseries murales, de tapisseries de sièges et de tapis ras appartenant au Mobilier national, du dépoussiérage jusqu’aux restaurations approfondies.

Les restaurations sont exécutées sur des œuvres préalablement nettoyées par des ateliers extérieurs spécialisés ou par l’atelier lui-même pour les petites dimensions. Les interventions peuvent être de conservation ou de restauration, suivant la nature, l’état et la destination de l’œuvre.

La restauration par reconstitution s’applique avant tout aux tapisseries de sièges qui auront une utilité d’usage. Cette technique consiste à retisser à l'identique les parties usées ou manquantes.

Le choix de restauration-conservation est principalement réservé aux tapisseries murales. Dans ce cas, les parties détériorées sont stabilisées en apposant une toile colorée à l’arrière sur laquelle on maintient les fils de chaîne par un point de conservation. La lisibilité de l’œuvre est rétablie.

La teinture des laines et des soies est pratiquée sur le site par l’atelier de teinture, chargé de fournir les couleurs exigées pour les restaurations.


 

L’atelier de restauration de tapis

Restauration tapis
Restauration tapis

L’atelier de restauration de tapis a pour mission principale la préservation des collections de tapis destinés au sol mais également des tentures murales, des couvertures de sièges, des écrans de cheminée et des paravents au point noué.

Destinés à l’ameublement des résidences présidentielles, des ministères ou autres corps d’État, les biens peuvent aussi figurer dans des expositions ou être déposés dans des musées-châteaux.

Ses interventions vont de la simple stabilisation/consolidation sur sites, à la restauration-conservation la plus approfondie jusqu’à la réintégration d’éléments disparus mais renseignés, notamment les devants de cheminées découpés dans les tapis de la Savonnerie

La teinture des laines et des soies est effectuée par l’atelier de teinture, chargé de fournir les couleurs exigées pour la restauration.


 

L’atelier de tapisserie d’ameublement

tapisserie ameublement

Photo © Mobilier national, Didier Herman

Le tapissier d’ameublement restitue ou restaure les garnitures des sièges, selon les techniques traditionnelles en crin de cheval, pour la période allant du XVIIe à la première moitié du XXe siècle. Après cette date, l’utilisation de la mousse se généralise et l’usage de produits synthétiques se substitue aux matériaux traditionnels.

L’atelier pratique la conservation des textiles et garnitures d’origine ainsi que la création de garnitures de conservation amovibles et réversibles dans le cas de sièges exposés au public dans les châteaux-musées.

L’atelier se coordonne avec les ateliers :

  • de menuiserie en siège (restauration des bois de siège) ;
  • d’ébénisterie (gainages de meubles, de tables à jeux, cuirs de bureaux, cartonniers) ;
  • de restauration de tapis et tapisserie (parfois présents sur les sièges),
  • de lustrerie-bronze (traitant les ornements de bronze dorés appliqués sur les meubles).
  • de tapisserie de décor (travaux de couture, de tenture murale sur site) ;

L’atelier de tapisserie d’ameublement garnit également lits, paravents et écrans de cheminées.


 

L’atelier de tapisserie de décor

Tapisserie décor
Tapisserie décor
Tapisserie décor

L’atelier de tapisserie de décor assure la confection, la restitution ou la restauration et la pose de doubles rideaux, de bandeaux, parures de lit, baldaquins, tentures murales et de moquette tissée ainsi que leur entretien.

Alliant tradition et modernité, il intervient également sur les mobiliers modernes, y compris par la création de garnitures contemporaines en liaison avec l’ARC (atelier de recherche et de création).


 

L’atelier de menuiserie en sièges

Menuiserie
Menuiserie

L’atelier de menuiserie en sièges travaille et restaure le bois en volume, le sculpte et tourne des carcasses ou fûts de sièges ainsi que des éléments mobiliers. Il a en charge des meubles en bois massif peints, vernis ou dorés comme les lits, les torchères, écrans de cheminées, consoles ou paravents, souvent richement ouvragés. La multiplicité des formes et des courbes, la complexité des assemblages nécessitent une bonne connaissance de la géométrie descriptive à l’appui d’une grande habileté technique dans l’utilisation d’un outillage spécial.

Outre l’intervention sur les bois, le menuisier en sièges suit les travaux de restauration de sculpture, de dorure, de polychromie (peinture à la colle, laque) et de vernis, impliquant d’autres spécialités et confiés parfois à des ateliers extérieurs. Pour le traitement des ornements de bronze, il est amené à faire appel aux compétences de l’atelier de lustrerie-bronze.


 

L’atelier d’ébénisterie

ebenisterie
ebenisterie
ebenisterie
ebenisterie

L’atelier assure l’entretien et la restauration des mobiliers de bois marquetés ou plaqués du Mobilier national relevant des techniques traditionnelles de restauration ou de conservation, tels que bureaux, guéridons, cabinets, commodes, cartonniers, tables, armoires, secrétaires, bonheurs-du-jour, bahuts, bibliothèques, etc. Il s’agit souvent de pièces uniques estampillées de maîtres ébénistes, tels que Migeon, Oeben, Riesener, Leleu...

L’ébéniste-restaurateur a pour tâche de rendre le meuble propre à l’usage en consolidant les assemblages, en recollant les placages ou marqueterie et en reconstituant les parties manquantes pour la lisibilité du meuble. Il travaille en lien avec les bronziers, serruriers, ciseleurs, marbriers, sculpteurs, etc... Les finitions sont faites de manière traditionnelle (vernis tampon, cire, etc.) en fonction du style et de l’époque du meuble.

L’atelier a pour vocation de valider et de rechercher de nouvelles techniques de restauration et de conservation.


 

L’atelier de lustrerie-bronze

Lusterie bronze
Lusterie bronze
Lusterie bronze

L’atelier travaille dans les trois spécialités du bronze : la monture, la ciselure et la tournure. Il traite plus particulièrement les objets en bronze doré tels que lustres, appliques, pendules, candélabres, chenets, bougeoirs, bronzes de meubles du XVIIe siècle à nos jours. La dégradation ou l’absence d’une pièce exigent parfois sa recréation lorsqu’il existe un modèle identique. L’atelier intervient alors sur la remise en état des serrures et la fabrication de clés. L’emploi de la forge est réservé à la fabrication d’outils, de sommiers pour les chenets ou de ferronnerie d’art.

La richesse des collections et l’entretien des objets amènent l’atelier à travailler avec des fondeurs en bronze, des verriers pour les lanternes et lunettes de pendules, des marbriers, des cristalliers, des horlogers et des décorateurs sur métaux. L’atelier intervient sur site pour le décrochage des lustres ou des appliques ainsi que leur remise en place après restauration.