Les deux ateliers nationaux de dentelle à la main ont été institués en 1976. Ils forment avant tout un conservatoire d’un art ornemental très ancien.
Les dentelles à l’aiguille (technique du point d’Alençon) et les dentelles au fuseau (technique de dentelle du Puy) sont les plus prestigieuses.
Au XVIe siècle : l’art de la dentelle au fuseau, qui prend naissance dans cette partie de la France dès cette époque, fait encore aujourd’hui la renommée de la région du Puy.
Le XIXe siècle : est la période la plus florissante pour la production du Puy, qui utilise d’ailleurs à cette époque des fils d’or et d’argent. Près de 70 000 dentellières, dans l’ensemble du bassin, sont en activité à cette date.
En activité depuis 1976, l’atelier conservatoire national de dentelle du Puy est hébergé dans les locaux spacieux, lumineux et fonctionnels de la Communauté d’agglomération.
De nos jours, huit dentellières perpétuent le savoir-faire traditionnel. L’atelier gère par ailleurs des collections diverses, reprenant les motifs traditionnels mais s’enrichissant aussi d’œuvres créées par des couturiers comme Paco Rabanne, Chantal Thomas, ou des commandes passées à des artistes plasticiens : Eric Gizard, Christian Jaccard, Didier Trenet…
Dans ce même souci d’ouverture à la modernité, l’atelier ne se limite pas à l’utilisation des techniques traditionnelles. Des ligaments en fils synthétiques spéciaux, par ailleurs utilisés en chirurgie réparatrice, ont été mis au point et réalisés par l’atelier ? Celui-ci développe par ailleurs des recherches sur les fibres de carbone.

