Restaurer

l’atelier de lustrerie-bronze
© Didier Herman
Les restaurations dans le domaine des textiles © Didier Herman
L’atelier d’ébénisterie
L’atelier de menuiserie en sièges

L'atelier de lustrerie-bronze. © Lawrence Perquis

Les restaurations dans le domaine des textiles © Didier Herman

Les restaurations dans le domaine des textiles © Didier Herman

L’atelier d’ébénisterie © Lawrence Perquis

L’atelier de menuiserie en sièges © Lawrence Perquis

Sept ateliers assurent la restauration des œuvres textiles (tapis, tapisserie), des pièces de mobilier, et des bronzes qui constituent les collections du Mobilier national. Chaque année ce sont près de 1500 objets (1464, en 2008) qui sont traités par leurs soins.
Parallèlement, les ateliers constituent un conservatoire vivant des métiers d’art où se transmettent connaissances techniques et « secrets de fabrique », entre les différentes générations de techniciens d’art. Ils sont également en liaison avec des spécialistes de la restauration formés par des institutions spécialisées (INP-restauration, Université). Ces connaissances et cette passion des métiers se prolongent dans les échanges du Mobilier national avec d’autres artisans d’art extérieurs à l’établissement et de restaurateurs agréés par la Direction des Musées de France.

 

 

Les restaurations dans le domaine des textiles :

L’atelier de restauration de tapisseries et l’atelier de restauration de tapis.

Les restaurations effectuées dans ces ateliers sont souvent longues. Les interventions sont faites sur des œuvres préalablement nettoyées par des ateliers extérieurs spécialisés ou par les ateliers eux-mêmes.
Dans le cas des tapisseries, la restauration par reconstitution s’applique avant tout aux tapisseries de sièges, tandis que celle de la restauration-conservation est principalement réservée aux tapisseries. La conservation consiste à ne rien ajouter ni retirer, mais simplement à consolider les parties détériorées. La trame est refaite en utilisant plutôt l’aiguille droite. Les dessins et coloris des parties disparues sont alors recherchées puis retissées après avoir réassorti les couleurs à l’état des parties intactes.
Quant aux tapis, les restaurateurs obéissent aux mêmes principes que ceux de la tapisserie. La conservation ou la restauration sont les deux options pouvant être retenues. Pour ce minutieux travail, il est d’usage d’utiliser l’aiguille courbe. Cet atelier a une compétence exceptionnelle pour la restauration des tapis de la Savonnerie.

Les teintures des laines et des soies sont effectuées par l’atelier de teinture du Mobilier national, chargé de fournir les couleurs exigées pour la restauration.

 

L’atelier de tapisserie d’ameublement et de tapisserie de décor

Les deux ateliers sont complémentaires. Le premier reprend ainsi les garnitures des sièges selon les techniques traditionnelles pour ceux du XVIIIe et du XIXe siècle. Pour le XXe siècle, il s’agit souvent de restituer un façonnage de la garniture spécifique à la nature du siège.

Le second atelier s’occupe des coutures et raccords de tissus.
L’atelier décor assure aussi l’entretien, la confection et la pose des double-rideaux, de bandeaux, de parures de lit, de baldaquins, de tentures murales et de moquette. Il a récemment développé ses compétences dans le domaine de la restauration de mobiliers modernes, voire de la création de garnitures contemporaines en liaison avec l’ARC.

 

 

Les restaurations dans le domaine du mobilier :

L’atelier de menuiserie en sièges.

Les menuisiers en sièges sont chargés des sièges mais aussi des meubles peints ou en bois doré. La multiplicité des formes et des courbes, la complexité des assemblages nécessitent une bonne connaissance de la géométrie descriptive à l’appui d’une grande habileté technique dans l’utilisation d’un outillage spécial.

Pour les finitions en dorure, peinture et rechampi, ainsi que les vernissages, l'atelier doit recourir à des ateliers privés spécialisés. Pour le traitement des riches ornements de bronze, ils sont par ailleurs amenés à faire appel aux compétences de l’atelier de lustrerie-bronze.

 

L’atelier d’ébénisterie.

Les ébénistes se chargent de restaurer et de vernir les mobiliers de bois précieux, plaqués ou marquetés. Il s’agit souvent de pièces uniques, à l'estampille des maîtres ébénistes et marqueteurs les plus renommés : Pierre Migeon, Simon Oeben, Riesener… Le restaurateur a pour tâche de rendre le meuble propre à l’usage en consolidant les assemblages, recollant les placages ou les marqueteries, en reconstituant les parties manquantes, si cela est nécessaire, et en terminant par un vernissage.

 

 

Les restaurations dans le domaine du bronze :

l’atelier de lustrerie-bronze.

La mission principale des techniciens d’art de cet atelier s’exerce dans le domaine de la monture en bronze, de la ciselure et du tournage. Il travaille plus particulièrement sur des objets en bronze doré tels que lustres, appliques, pendules, candélabres, chenêts et bronze de meuble des XVIIe, XVIIIe, XIXe et XXe siècle. La dégradation ou l’absence d’une pièce exigent parfois l’emploi de la forge pour façonner des outils spécifiques destinés à la réalisation. La richesse des collections d’objets en bronze amène l’atelier à coopérer avec des fondeurs de bronze, serruriers, bombeurs de verre pour les lanternes et les lunettes de pendule, les cristalliers ainsi que les horlogers.

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