Assurer l’ameublement des palais officiels de la République

Vue de la salle à manger de l’Elysée créée en 1972 pour le Président Pompidou par Pierre Paulin. © Olivier Amsellem.jpg
Salon des Ambassadeurs, Palais de l'Elysée. © D.R..jpg

Vue de la salle à manger de l’Elysée créée en 1972 pour le Président Pompidou par Pierre Paulin. © Olivier Amsellem.jpg

Salon des Ambassadeurs, Palais de l'Elysée. © D.R..jpg

Héritier du Garde-Meuble de la Couronne, le Mobilier national pourvoit à l’ameublement des palais officiels de la République et des différentes résidences présidentielles.

 

Réservés à des institutions assurant une mission d'intérêt national, ces dépôts sont limités aux pièces de réception, après examen de la demande par la commission de contrôle du Mobilier national. Celle-ci est traditionnellement présidée par un magistrat de la Cour des comptes.

Le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon, les diverses ambassades de France à l’étranger, mais aussi les espaces de réception lors des sommets internationaux hors de Paris, sont autant de lieux meublés pour une très large part grâce aux collections du Mobilier national. Ces aménagements visent à valoriser le prestige de la France et de ses grandes institutions.

Au cœur des missions du Mobilier national figurent la sauvegarde et la mise en valeur des collections. De ce fait, diverses obligations régissent les opérations de dépôt.

 

Conditions de dépôt

La mise en dépôt de biens par l’administration générale du Mobilier national entraîne, pour le bénéficiaire, l’engagement :
- de restituer ces biens sur simple demande du Mobilier national, et aussitôt, lorsqu’ils ne sont pas utilisés ;
- de ne pas changer, sans l’accord du Mobilier national, la place qui leur a été attribuée au moment où ils ont été mis en dépôt ;
- d’assurer leur entretien normal, en signalant au Mobilier national leur usure ou leur détérioration dès qu’elle est constatée ;
- de ne procéder à aucune réparation ou transformation sans autorisation préalable ;
- de faire parvenir au Mobilier national à la fin de chaque année, un état des biens dont il est dépositaire ou figurant à l’inventaire annexe, avec indication de leur emplacement et de leur état de conservation ;
- d’assumer la charge des frais de restauration des biens détériorés en cours d’usage ou restitués définitivement et dont le mauvais état est constaté lors de leur rentrée au Mobilier national ;
- de verser, en cas de pertes ou vols, une indemnité correspondant à la valeur estimée des biens au moment du constat de leur disparition.

 

Photos des aménagements : Yvan Moreau.

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