Table "pyramide" Richard Peduzzi, XXème siècle.
© Lawrence Perquis
Chaise Gilbert Pouillerat, fer forgé, Tapisserie de Beauvais, XXème. © Isabelle Bideau
Alors que l’Art nouveau se répandait en Europe, la République, encore installée dans les décors de la fin du XIXe siècle, ignorait ce courant stylistique, qui est de ce fait peu représenté dans les collections. Il faudra attendre l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925 pour acquérir des pièces majeures et constituer une collection magistrale de bois de sièges modernes commandés aux créateurs en vogue et destinés à être garnis de tapisseries tissées à Beauvais.
Lors de l’Exposition internationale de 1937, le Mobilier national acquiert plusieurs centaines de meubles et d’objets d’art afin d’augmenter et de renouveler les collections.
Pendant l’Occupation, de nombreux meubles seront commandés pour alimenter les ateliers parisiens et éviter ainsi le départ d’ouvriers pour le STO (service du travail obligatoire).
Après la Libération, une politique suivie de commandes, destinées principalement aux résidences présidentielles, permettra d’enrichir le fond de nombreuses créations d’André Arbus, de Gilbert Poillerat, Dominique, Jules Leleu, Marc Du Plantier, Charles Adnet, Colette Guéden, Louis Sognot, etc.
La fondation de l’Atelier de Recherche et de Création (ARC) en 1964 n’a pas mis fin à cette politique d’achats, et les années 1980 marquent à leur tour l’institution avec Philippe Starck et Jean-Michel Wilmotte. A l’aube du XXIe siècle, les collections s’enrichissent de pièces de créateurs tels que Matali Crasset, Salomé de Fontainieu, Sylvain Dubuisson, Frédéric Ruyant, Christian Ghion…

